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Les relations… survivre et réussir… grandir par l’apprentissage… prendre la bonne voie… se renseigner davantage sur la façon de prendre la situation en main.

 

Êtes-vous dans une relation malsaine? Pour le savoir, cliquez ici pour répondre au questionnaire.

 

Dans quel genre de relation êtes-vous?

• La dépendance – épuisement, fatigue, béquille, perte d’équilibre, paranoïa.
• L’étouffement – aucun mouvement, étouffant et incapacité de s’épanouir sur les plans mental, physique, affectif et spirituel.
• Le piédestal – déséquilibre des pouvoirs, impressions irréalistes et manque de communication, absence de sentiments.
• Le maître et l’esclave – vue comme un objet qui « appartient » à quelqu’un, propriétaire unique, manque d’indépendance et de croissance, « C’est moi qui mène, c’est moi qui prends les décisions et tu es ici à mon profit. »
• Une pension de famille – routine, communications limitées, aucune intimité, la relation est en train de « s’éteindre ».
• Le martyr – culpabilité, manque de communication ou communication à sens unique.

 

Facteurs qui caractérisent une relation saine

Saine – La confiance.
Malsaine –- Le manque de confiance; il pourrait y avoir de la jalousie.
Saine – L’honnêteté et la spontanéité.
Malsaine – L’agresseur ne voit que ce qu’il veut voir; trompe son partenaire et lui-même.
Saine – La transparence.
Malsaine – Renfermé sur soi, secret, aucune volonté de partager ses idées, ses désirs et ses émotions.
Saine – La compréhension.
Malsaine – On ne tente aucunement de reconnaître les besoins, les sentiments et les désirs de son partenaire.
Saine – La flexibilité et les compromis.
Malsaine – Le manque de flexibilité; il n’y a compromis que lorsque les besoins de l’agresseur sont satisfaits ou pendant la phase de lune de miel.
Saine – Des limites biens définies.
Malsaine – Des limites mal définies, comme si les deux partenaires étaient la même personne; la victime sacrifie toute son identité et son individualité.
Saine – La croissance.
Malsaine – La stagnation; les rapports intimes deviennent un fardeau quotidien.
Saine – L’acceptation de soi, de son partenaire et de la relation.
Malsaine – La non-acceptation de soi, de son partenaire et de sa relation, ou très peu.
Saine – Le respect.
Malsaine – L’impression qu’un des partenaires est comme Dieu et que l’autre ne vaut rien; l’agresseur exige le respect, mais n’en donne aucun en retour.
Saine – Les rapports intimes et la spiritualité.
Malsaine – Aucune affection; les rapports intimes semblent être un fardeau; on éprouve de la crainte; on utilise parfois la force.
Saine – Les deux partenaires s’engagent activement l’un envers l’autre.
Malsaine – Les deux partenaires s’engagent à répondre aux besoins d’un d’entre eux seulement; la victime se sent piégée.
Saine – De l’espace.
Malsaine – L’agresseur s’attend à ce que la victime passe tout son temps libre à ses côtés; la victime abandonne ses amies, sa famille, l’école ou son emploi ; elle se sent isolée.
Saine – L’individualité
Malsaine – On ne respecte pas les différences et on ne favorise pas l’épanouissement.
Saine – Les affirmations.
Malsaine – Elles ne sont accordées que lorsque la victime cède aux pressions ou pendant la phase de lune de miel.
Saine – L’égalité et le partage des pouvoirs.
Malsaine – Le déséquilibre des pouvoirs; l’agresseur a recours à la force et à la coercition. Il peut y avoir de la violence physique, psychologique et sexuelle.
Saine – Les deux parties prennent des risques.
Malsaine – La victime a peur d’exprimer ses sentiments, ses désirs et ses besoins de crainte de se faire maltraiter davantage.

 
Ne pas dormir sur ses deux oreilles

Regarder les ombrages autour de vous
Écouter les cris et espérer qu’ils
disparaîtront comme la rosée.
Vouloir venir en aide à la personne que vous aimez,
mais savoir que vous n’avez pas la force pour mettre
fin aux coups et aux bousculades
et pour faire tomber la bête, pour mettre un terme à cette nuit éternelle.
Ne pas dormir sur vos deux oreilles
Savoir et pleurer, faire semblant que ça ne vous dérange pas
Écouter les cris et espérer que
Dieu exaucera ma prière.
Auteur anonyme

 

Il m’aime, il ne m’aime pas

Il vous arrive peut-être souvent de penser ainsi. Il se peut que vos amies, votre famille et vos collègues vous disent : « Pourquoi ne pas le laisser? » Nous comprenons qu’il est très difficile de prendre une telle décision. Voici certaines des raisons pour lesquelles vous pourriez décider de rester avec votre partenaire.
Vous aimez votre partenaire, mais pas la violence.
Vous avez pris un engagement que, selon vous, vous devez tenir.
Vous avez l’impression d’avoir nulle part où aller.
Vous craignez la pauvreté pour vous et pour vos enfants.
Votre parenté et vos beaux-parents veulent que vous restiez.
Il se peut que votre partenaire ait menacé de se suicider si vous partez.
Votre partenaire vous amène à remettre en question votre capacité de mener une vie autonome.
Vous voulez que vos enfants grandissent avec un père.
Vous croyez que votre partenaire changera.
Vous avez peur ou vous avez honte.
Votre partenaire vous donne l’impression que l’agression est de votre faute.
Il se peut que vous n’ayez pas accès aux services dont vous avez besoin.
Vous craignez pour votre vie et pour celle de vos enfants.

 

Il est possible de survivre, et de réussir

Je suis une survivante de la violence au foyer. J’ai vingt-six ans et j’ai un jeune enfant. J’ai quitté mon conjoint quand j’étais enceinte de six mois, après un accès de double pneumonie. La violence était passée d’agression psychologique grave et de violence physique occasionnelle à des incidents de violence extrême dans les deux cas. Grâce au soutien de ma mère, j’ai obtenu mon diplôme de la faculté de droit et j’exerce aujourd’hui la profession d’avocat. Il m’a fallu beaucoup de temps à comprendre ce que me faisait subir mon mari et encore plus de temps à accepter le fait qu’il refusait de reconnaître la gravité de la violence. Mais, on croit que la violence est de sa faute : « Si seulement je ne m’étais pas comportée ainsi, il ne se serait pas mis tant en colère. »… Oui, il l’aurait fait et vous êtes digne de mérite comme vous êtes. Vous ne pourrez JAMAIS le changer. Par contre, vous pouvez changer vous même et vous pouvez envisager un meilleur avenir, et pour vous et pour vos enfants. Vous y avez droit.

 

La déclaration des droits des femmes

J’ai le droit de ne pas être maltraitée.
J’ai le droit de ne pas éprouver de colère en raison des volées.
J’ai le droit de changer la situation.
J’ai le droit de ne pas craindre la violence.
J’ai le droit de solliciter de l’aide auprès de la police et des organismes sociaux et de m’attendre à recevoir cette aide.
J’ai le droit de partager mes sentiments et de ne pas être isolée.
J’ai le droit de vouloir un meilleur modèle de communication pour mes enfants.
J’ai le droit d’être traitée comme une adulte.
J’ai le droit de fuir un milieu violent.
J’ai le droit au respect de ma vie privée.
J’ai le droit de perfectionner mes propres talents et aptitudes.
J’ai le droit d’exprimer mes propres idées et sentiments.
J’ai le droit de poursuivre en justice mon conjoint violent.
J’ai le droit d’être parfaite.


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